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Compte rendu : groupe de travail Rouen / Entretien
Date: 12 septembre 2006
" A propos de l'entretien ... ":
résumé des notes prises
L'entretien peut aussi bien concerner :
Réflexions faites autour de l'entretien avec les familles
Entretien avec les familles en présence de l'enseignant ou non
Au cas par cas (à tester), mais dans un 1er temps il est plus intéressant de rencontrer les familles sans l'enseignant pour obtenir les véritables ressentis vis-à-vis de l'école ( l'enseignant est aussi celui qui évalue leur enfant)
Risque par ailleurs d’être piégé par le discours de l’enseignant et de cautionner des paroles avec lesquelles nous sommes opposées.
Objectif de l’entretien
Redonner une place à la famille dans les apprentissages de leur enfant. Associer les parents au travail autour de l’enfant.
Valoriser l’enfant, sécuriser la famille, désangoisser tout le monde
Questions
On ne voit pas toutes les familles, comment s’opère le choix ?
A quelle fréquence reçoit-on une famille ?
Remarque : présentation d’un projet = entretiens/accueil des élèves suivis l'an passé par le Rased.
Projet conçu et réfléchi par Maître E et Psychologue scolaire : Tuilage
Les élèves qui semblent les plus fragiles, suivis par le rased l’an passé, sont reçus individuellement par un membre du rased (plutôt le maître E qui les a suivis) pour recueillir leur parole.
Il est prévu environ 3 ou 4 rencontres de 15min maximum.
Ecouter la demande
Signifier à l’enfant qu’on fait le lien en attendant les groupes s’il en a besoin.
C’est une parole (de l’enfant) accompagnée par un adulte qui garantit le secret de cette parole : aide à verbaliser le " je ne sais pas faire "
Ou si l’enfant ne dit rien de sa difficulté : " tu ne me parles pas de telle difficulté, tu te souviens que l’année dernière tu avais du mal à faire ça, tu veux bien qu’on refasse le point ".
Et pour finir. " Tu as vu, je suis dans l’école encore cette année, tu peux toujours venir me parler si tu as besoin. Aussi bien pour me dire ce qui ne va pas que pour venir dire bonjour et ce qui va bien. Je prendrai un moment pour t’écouter. Si ce n’est pas possible immédiatement, je te proposerai un moment ".
Groupe de Rouen

Groupe de travail AME Dieppe ; réunion du 13/09/2006
Thème = L’ENTRETIEN.
En préalable à la discussion chacune des personnes présentes a établi une liste des questions ou idées qui lui venaient à l’esprit sur ce sujet, retranscrite ci-dessous :
Le travail a ensuite porté plus particulièrement sur l’entretien avec les familles , qui était la préoccupation majeure.
Il émergeait du questionnaire des interrogations sur les objectifs, le cadre à poser en fonction de ceux-ci , et les limites qu’ils impliquaient.
Avant même de parler d’entretien, nous nous sommes posés la question de l’information aux familles sur la demande d’une aide : est-il souhaitable de la donner verbalement, et conjointement avec l’enseignant de la classe ? Cela permet peut-être de faire percevoir un travail d’équipe, autour de l’enfant. Mais les risques nous paraissent importants : nous empiétons sur la place de l’enseignant-classe, le " déresponsabilisons " un peu ; nous risquons aussi d’être perçus par la famille comme " faisant alliance " avec l’enseignant, ce qui peut poser problème en cas de tensions école/famille, nuire à la qualité de l’échange dans l’entretien avec les familles ( circulation moins libre de la parole), déséquilibrer la relation.
Nous avons à l’inverse évoqué des cas où nous n’avions pas assez vérifié auprès de l’enseignant que l’information aux familles était effectivement passée, et où le " premier contact " ( choc !) se trouvait être notre courrier de demande de rendez-vous ! ! !
Nous avons trouvé ensuite nécessaire de distinguer 2 types d’entretien avec les familles : le " premier entretien ", préalable à la mise en place du suivi, ou accompagnant cette mise en place, et les suivants , car leurs objectifs nous paraissent différents..
Dès le départ donc il nous semble que plusieurs entretiens ( 2 à 3 dans l’année suivant la durée de suivi ) sont souhaitables.
Concernant leur durée, chacun s’accorde à trouver qu’une demi-heure est un temps raisonnable, une durée plus longue risque de favoriser les dérapages. Lorsque nous nous trouvons face à des parents " demandeurs ", il est toujours possible de laisser la porte ouverte pour un entretien ultérieur
LE PREMIER ENTRETIEN
Elle peut lui permettre de prendre conscience d’une mobilisation autour de lui, l’associer plus étroitement au projet, comme " acteur ", comme " sujet ". Il peut en être valorisé.
Mais la discussion avec les parents peut l’amener à entendre ( sans forcément comprendre) des paroles difficiles, porteuses de dévalorisation, de destruction , d’angoisse.
Il peut également se retrouver placé dans un " conflit de loyauté " s’il perçoit un désaccord entre la famille et l’école.
A l’inverse, ne pas être présent peut également générer des inquiétudes, sur ce que l’on dit de lui.
Dans l’ensemble, il nous paraît plus risqué que souhaitable, pour l’enfant, d’assister à ce premier entretien, et nous pensons donc que, dans la demande de rendez-vous aux familles, nous pouvons demander un entretien sans sa présence ? ( à débattre)
L’enfant pourra être associé au projet , par le maître E, lors de son élaboration et de sa présentation au groupe d’aide. Il pourra l’être également par ce que les parents voudront éventuellement lui retransmettre de l’entretien..
Il est donc sans doute souhaitable d’éviter de partir trop vite dans un échange sur le scolaire, les difficultés.
Leur préciser peut-être que l’entretien se déroulera en 2 parties,
- la première où ils parleront de leur enfant, parce que nous avons besoin de le connaître un peu pour l’aider au mieux, et qu’eux, en tant que parents, le connaissent sous d’autres aspects que ceux que nous pouvons percevoir à l’école. Où ils pourront aussi donner leur avis, leur ressenti sur " l’enfant et l’école ". ( ici se pose l’interrogation sur le questionnement, pas trop précis pour ne pas être intrusif, les relances face à des parents mutiques ou maîtrisant peu la communication….sujets à retravailler. Les questions évoquant les attitudes, le ressenti de l’enfant sur l’école, les apprentissages, le lien école/famille- retour à la maison le soir, devoirs-… sont intéressantes)
la seconde partie nous permettra de présenter le projet d’aide, et de faire le lien avec l’enseignant-classe ( transmission d’éléments de la demande d’aide, complétés par nos évaluations/observations ; définition du projet dans son articulation avec la classe)
Nous pouvons par exemple, pour faire prendre conscience du projet commun autour de l’enfant, à son service, évoquer l’image du triangle ( parents/enseignant-classe/maître E, et l’enfant au centre)
Quel intérêt en retirons-nous, d’un point de vue professionnel ? ( infos sur la fratrie, le vécu petite-enfance avant l’école, l’entrée dans le langage…)
Ne sortons-nous pas de notre champ professionnel ? Sommes-nous prêts à, et formés pour, entendre certaines choses ?
Que faire des informations particulières que nous pouvons être amenés à recueillir ?
Nous avons , en tant que membres du RASED, un rôle de relais à assumer. Nous pouvons dire aux parents , lorsque c’est le cas, qu’une situation dépasse le champ de nos compétences, et leur offrir , s’ils le souhaitent, le relais du psychologue par exemple.
Mais nous nous trouvons alors souvent en " porte-à-faux " = sortis de notre rôle. ( et susceptibles d’être jugés sur cela !)
Ne vaut-il pas mieux prendre un temps de recul : répondre par exemple à ce genre de question par une autre question qui renverrait les parents à leur compétence, à leur propre recherche/formulation d’une piste…se laisser le temps d’analyser la situation avec les autres membres du Réseau et/ou l’enseignant de la classe, l’équipe de cycle, suivant les cas…
- L’usage d’une grille de questions nous paraît difficile, cela risque de rigidifier le dialogue.
-La prise de notes , devant les parents, soulève des réticences : cela paraît dissuasif .Ne faut-il pas privilégier l’accueil, l’écoute ?
- Mais dans ce cas nous prenons tout de même des notes, après coup. Et se pose alors la question de la clarté, de l’honnêteté du contrat que nous passons avec les parents ! nous ne pouvons leur dissimuler cette prise de notes.
- D’autre part, différer la prise de notes entraîne des risques d’oubli , et d’interprétation des propos tenus qu’il nous faut éviter
- Pour toutes ces raisons il semble souhaitable de poser clairement le cadre d’un entretien professionnel, où la prise de notes , en la présence des parents, est pour nous une nécessité. Pour rétablir l’équilibre dans la relation, un peu mis à mal par la " mise à distance " et la possibilité de conservation qu’implique l’écrit, peut-être pouvons-nous dire aux parents qu’eux aussi peuvent, s’ils le souhaitent, prendre des notes…
LE DEUXIEME ENTRETIEN
Il peut avoir lieu vers fin janvier/février, ou en fin de projet si celui-ci a duré moins longtemps.
Son objectif est de faire un bilan de l’évolution et de donner des perspectives.
Il se fait avec l’enfant, les parents, et dans la mesure du possible l’enseignant de la classe ( ce qui suppose d’avoir rencontré celui-ci auparavant pour être en accord)
Il est intéressant de repartir du projet individuel, de ce qui avait été ciblé ( problématique, projet).
… A suivre.